dimanche 18 novembre 2018

Mon avis sur "Am, stram, gram... ce sera toi qui me plairas !" de Catherine-Rose Barbieri

Am, stram, gram, voici le livre antidote à la grisaille automnale. Loin d'être l'opposé de la profondeur, Am stram, gram... ce sera toi qui me plairas, le premier roman de Catherine-Rose Barbieri est surtout le contraire de la lourdeur. Léger comme une bulle de champagne, ce roman se savoure au coin du feu ou sous la couette. Amateurs de comédies romantiques, fans de Bridget Jones, welcome !

Camille bosse dans une grosse boîte. Elle n'a pas d'attachement particulier pour son boulot. Ni pour ses collègues. Ni pour grand monde, d'ailleurs, si ce n'est pour son amie Anna et son voisin de palier septuagénaire, Monsieur Lambert.
Dans son appartement, chaque soir, elle s'évade en dévorant films, séries et livres, du moins quand elle ne peste pas contre la piètre isolation phonique au sein de l'immeuble, et notamment contre son voisin du dessus, aux mœurs mystérieuses et certainement dissolues. Et puis un jour, au travail, elle trouve un courrier inattendu dans sa boîte mail... Inattendu et anonyme.

Am, stram, gram... ce sera toi qui me plairas ! commence par la réception d'un mail anonyme d'un corbeau des temps modernes. L’héroïne va relever la tête de son ordinateur professionnel, regarder son entourage afin de démasquer l'auteur de cette bonne blague. Et s'il ne s'agissait pas d'un de ses collègues ?  Camille qui jusqu'alors se bornait à croiser des gens, va enfin prendre le temps de les observer, de les découvrir voire même de les apprécier. Entre situations burlesques et malentendus, la jeune femme apprendra à dépasser ses préjugés.

Vendredi dernier, grâce à Babelio (à qui j'adresse tous mes remerciements) trente lecteur(rice)s ont eu le plaisir de rencontrer Catherine-Rose Barbieri. Elle nous disait être une inconditionnelle des comédies romantiques, des romans de Jane Austen, c'est donc avec tout naturellement qu'elle a adopté ce genre pour son premier roman. L'aventure a commencé en septembre 2016 par un défi à relever avec une amie sur la plateforme d'écriture numérique Wattpad. Plébiscitée par la communauté, Catherine-Rose Barbieri a été repérée par la maison d'Editions  Eyrolles. Once upon a time...

Résolument contemporain, Am, stram, gram... ce sera toi qui me plairas ! est un roman qui allie amour et humour. Léger, il n'est pas pour autant dénué de tout message. En effet, à travers cette romance, l'auteure nous invite à dépasser nos préjugés, à oublier nos blessures passées, à lâcher-prise tout simplement pour s'ouvrir aux autres, au monde qui nous entoure et accueillir ce qui doit l'être.

Quant à l'écriture de Catherine-Rose Barbieri, elle est fluide, très agréable. Professeure d'anglais à l'université de Lyon, elle aime les mots et sa ville. C'est donc tout naturellement que les rencontres se font par les mots et que l'intrigue se déroule dans la capitale des Gaules. Am, stram, gram... ce sera toi qui me plairas ! est un premier roman particulièrement réussi, un feel-good book comme on les aime. 

Alors si vous fondez en regardant You've got a mail ou encore Coup de foudre à Notting Hill, si Bridget Jones vous fait marrer, aucun doute, Am, stram, gram... ce sera toi qui me plairas ! est pour vous !

Belle lecture ! 

mardi 13 novembre 2018

Mon avis sur "Rubiel e(s)t moi" de Vincent Lahouze

J'ai découvert Vincent Lahouze sur les réseaux sociaux par un texte, particulièrement bien senti. Une scène ordinaire de harcèlement dans les transports en commun. Ce post partagé par plus de 20.000 personnes sur Facebook et mis à la une du Huffingtonpost a propulsé la notoriété de ce trentenaire. Ses valeurs humanistes et sa verve ont fédéré une communauté de plusieurs milliers de personnes. Ses posts sont engagés. Il suffit de lire J'irai mourir chez vous pour s'en rendre compte. Sa plume est particulièrement acérée. Il a une écriture cathartique. Et justement à force d'écrire, d'aligner des tranches de vie plus ou moins personnelles, Vincent Lahouze a fini par accoucher d'un roman autobiographique fictif, Rubiel e(s)t moi.


Vincent Lahouze est né en Colombie en 1987 mais affirme n'avoir commencé à vivre qu'en 1991. Rubiel e(s)t moi s'ouvre sur les murs gris de l’Orphelinat du Bienestar de Medellin. Rubiel et Federico sont deux petits orphelins de quatre ans. Le bruit sourd de leurs pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux résonne dans le couloir jusqu'à ce que Federico soit adopté par un couple français. Dans un silence assourdissant, Rubiel attend son tour. Désemparé, c'est hors les murs qu'il choisit de grandir. Le temps s'écoule. L'un découvre la douceur d'une famille, l'autre la violence de la rue. Deux destins opposés. Deux histoires parallèles. L'une est largement inspirée du parcours de vie de l'auteur, l'autre est hypothétique.

Rubiel e(s)t moi était particulièrement attendu. À ce titre, je remercie Babelio et les Éditions Michel Lafon qui m'ont permis de lire 265 pages durant Vincent Lahouze et de découvrir son ingéniosité. 

En effet, non seulement l'auteur parle de son enfance en Colombie, de son adoption, son déracinement, mais également de ce qu'il aurait  pu vivre si ses parents adoptifs ne l'avaient pas choisi lui. Et c'est là qu'il nous surprend, ce qui n'était pas gagné pour celles et ceux qui le suivent sur les réseaux sociaux et qui devinent son histoire à travers ses innombrables écrits. Je craignais que Rubiel e(s)t moi ne soit qu'une simple compilation des posts de Vincent Lahouze. C'est bien plus que cela. 

Rubiel e(s)t moi est avant tout un roman. Un roman intelligemment construit. Un roman sur la quête d’identité qui mêle réalité et fiction. Un roman où l'auteur se livre, se met à nu. Un roman qui sensibilise le lecteur au déchirement que représente une adoption, à ce que les autres renvoient à celui qui est adopté. La méchanceté des uns, les préjugés des autres. Ne demandez surtout pas à Vincent Lahouze s'il parle espagnol couramment, la langue qu'il manie le mieux est indéniablement le français. Son écriture est fluide et percutante. 

Aucun doute, en 2018, un nouvel auteur est né. Son nom ? Vincent Lahouze. Je lui souhaite de noircir encore autant de feuilles blanches qu'il compte de followers sur les réseaux sociaux et surtout un succès bien mérité à Rubiel e(s)t moi.

Belle lecture !

dimanche 11 novembre 2018

Mon avis sur "Mon royaume pour une guitare" de Kidi Bebey

Kidi Bebey auteure et journaliste, est la fille de Francis Bebey, homme de culture, musicien et écrivain camerounais, décédé en 2001. Mon royaume pour une guitare est l'hommage vibrant qu'une fille rend à son père, mais également à l'homme qu'il fut. 

Francis Bebey est né au Cameroun. Fils de pasteur, il est le benjamin d’une grande fratrie. Son grand frère, Marcel, est son modèle. De lui il apprendra que travailler dur à l’école est la seule chance de s’en sortir. A l'instar de Marcel, Francis obtiendra une bourse pour aller étudier d'abord en France, puis en Amérique. Son diplôme de journalisme en poche,  Francis rêve de rentrer au pays pour retrouver son frère devenu médecin. Mais sa rencontre avec Madé, celle qui deviendra sa femme, va bouleverser ses plans. Francis décrochera un poste de haut fonctionnaire à l'Unesco et fondera une famille. Les siens deviennent sa priorité. La musique également.

À travers ce roman biographique, Kidi Bebey aborde outre le parcours exceptionnel d'un homme, son père, qui s'est donné les moyens de prendre son destin en main, la douloureuse question de la colonisation et du déracinementLa France, terre d'accueil de Francis Bebey, ne devait être qu'une parenthèse temporaire, le temps d'y faire ses études. La vie en aura décidé autrement. Ironie du sort, alors qu'elle est originaire du même village que lui, c'est en France que Francis rencontrera Madé, sa femme. Les grossesses et l'émérite carrière professionnelle de Francis retarderont leur retour au Cameroun. Ensemble, ils se construisent une vie à Paris, s'intègrent. Et au fil des ans, leur projet de rentrer au pays s’éloigne. Bien sûr il y aura quelques séjours sur leur terre d'Afrique, mais ils ne seront que ponctuels, le temps des congés. Ils permettront à Francis de prendre conscience de tout ce qui le sépare de sa terre natale. Plus tout à fait africain, pas tout à fait français, Francis Bebey sera condamné à l'exil. Las, il mettra un terme à tous ces faux-semblants, cette mascarade pour se retrouver. Il va renoncer à sa prestigieuse carrière professionnelle pour renouer avec sa culture.  Il troquera son royaume pour une guitare. La musique deviendra sa seule préoccupation. Un vent d’insouciance, de légèreté et de joie va entrer dans sa vie et celle de sa famille. Ses notes s'envoleront, traverseront l'océan atlantique. Les succès s'enchaîneront. 

C'est avec beaucoup de poésie que Kidi Bebey parvient à retranscrire le parcours de son père, sa famille. Elle pose un regard tendre. Son écriture est fluide. Sa narration est tantôt grave, tantôt légère, mais  toujours juste et crédible. Mon royaume pour une guitare a des saveurs de biographie et de conte. C'est une jolie découverte. J'en remercie Lecteurs.com et les Éditions Pocket

Belle lecture !

mercredi 31 octobre 2018

Mon avis sur "Changer l'eau des fleurs" de Valérie Perrin

Après le succès de son premier roman, Valérie Perrin nous revient avec Changer l'eau des fleurs. Elle a remporté en mai dernier, le Prix Maison de la Presse 2018. Ce prix créé en 1970 a notamment récompensé René Barjavel, Irène Frain, Michel Déon, Jean Teulé, Daniel Pennac ou encore Philippe Besson. Autant dire que Valérie Perrin fait une entrée particulièrement remarquée dans le cercle très fermé de la littérature.

Après avoir été garde-barrière, Violette Toussaint est devenue garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

Aucun doute, Valérie Perrin a le pouvoir de rendre l'obscurité lumineuse. Elle parvient à remplir de vie, d'humanité ces dernières demeures qui abritent ces chers disparus. Elle prend le temps. Le temps d'installer ses personnages, de nous dévoiler leur côté sombre pour ensuite nous révéler au gré des pages leur véritable personnalité. Violette est une femme éprouvée par la vie. Née sous X, elle n'a qu'une peur, celle de l'abandon. Alors lorsqu'elle rencontre Philippe, celui qui deviendra son conjoint, elle fermera les yeux sur tous ses écarts par crainte de le perdre. Ironie du sort, c'est justement la perte d'un être cher qui va conduire Violette à Changer l'eau des fleurs, à veiller avec empathie sur le cimetière communal, ses occupants et ses visiteurs pour finalement la guider vers un avenir meilleur.

Indéniablement, Changer l'eau des fleurs est un roman touchant essentiellement parce qu'empreint d'humanité et de sensibilité. Résolument optimiste, sa lecture n'en n'est que plus agréable ce, malgré quelques petites longueurs. Quant à la plume de Valérie Perrin, elle est simple, sensible, poétique. Ce roman est une ode à la vie et au bonheur simple. En cette veille de Toussaint, je ne peux que vous encourager à le découvrir.

Belle lecture !

lundi 29 octobre 2018

Mon avis sur "Les délices de Tokyo" de Durian Sukegawa

Il y a des livres qui fondent en bouche telle une sucrerie. Les délices de Tokyo est de ce genre là. Tellement doux et poétique qu'il a remporté le Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2017 et qu'il a été adapté au cinéma par Naomi Kawase. Présenté au Festival de Cannes en 2015, cette adaptation a été saluée par la critique.

Sentarô, sort de prison. Taciturne, il tient une échoppe et vend des dorayakis, ces pâtisseries japonaises fourrées d’une pâte de haricots rouges. Depuis qu’il a embauché Tokue, une vieille femme aux doigts mystérieusement déformés, il voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager, "Écouter la voix des haricots".

C'est une véritable invitation au voyage sensoriel au pays du soleil levant que nous livre Durian Sukegawa. L'odeur du an (pate de haricot rouge sucrée) chatouille nos narines, les dorayakis réveillent nos papilles. Les délices de Tokyo est une ode à la pâtisserie japonaise et à ses saveurs sur fond de rencontre entre un jeune homme et une vieille femme. Tous deux ont été blessés par la vie. La maladie, la rumeur, l’exclusion, l’injustice ont anéanti leurs rêves jusqu’au jour où leurs destins se croiseront. De l’écoute, de la découverte de l’autre et du dépassement des a priori naîtra une belle histoire d’amitié. 

Tout en douceur et en subtilité, Durian Sukegawa transforme une simple recette de cuisine en véritable leçon de vie, de philosophie. Les délices de Tokyo est un roman simple et aussi délicat qu'un pétale de cerisier japonais. Empreint de poésie, il se déguste avec lenteur. Il est tout simplement savoureux.

Belle lecture !


Les délices de Tokyo de Naomi Kawase


mercredi 24 octobre 2018

Mon avis sur "Les prénoms épicènes" d'Amélie Nothomb

Il n'y a pas de rentrée littéraire qui vaille sans un nouvel opus d'Amélie Nothomb et voici vingt-six ans que ça dure. Cette année, la dame au chapeau nous propose Les prénoms épicènes, ceux qui siéent aussi bien aux filles qu'aux garçons. 

Quand Claude rencontre Dominique à la terrasse d'un café, il n'a qu'une obsession, l'épouser et fonder une famille. Tous deux ont un point commun, leur prénom ne spécifie pas de quel sexe ils sont. Ils portent des prénoms épicènes. Alors quand Dominique apprend qu'elle est enceinte, rien de plus naturel que de vouloir baptiser  cet enfant qu'il s'agisse d'un garçon ou d'une fille, Épicène. Ce sera une fille. Une fille dont Claude se détournera très vite, à qui il ne manifestera aucun amour. Une fille qui n'aura de cesse de vouloir se venger de son père, notamment lorsqu'elle se rendra compte qu'elle a perdu sa meilleure amie du fait de ce dernier. 

Les prénoms épicènes est un conte sur fond de vengeance. C'est par le prisme des relations père - fille et des relations homme - femme qu'Amélie Nothomb aborde cette thématique. Impossible néanmoins de ne pas faire le rapprochement avec Frappe-toi le cœurtant la résonance est forte. En effet, l'opus paru l'an dernier traitait des relations mère - fille, notamment d'une fille qui n’était pas aimée par sa mère et qui ne s’autorisait pas de ne pas aimer cette dernière. Cette année, il est encore question d’une fille qui n’est pas aimée de son père, qui s’autorise pleinement à le détester et même à se venger de lui. C’est là toute la différence. De vengeance il est encore question. C'est ce sentiment qui aura guidé vingt ans durant, le projet de vie de ce père. La vengeance est certes un plat qui se mange froid, mais à ce rythme là, c'est glacée qu'elle va se déguster.

Si on se délecte toujours des contes d'Amélie Nothomb, tant son écriture et sa répartie sont vives, si on tourne les pages goulûment comme on savoure un bon plat, cette année, on reste un peu sur sa faim. En effet, Les prénoms épicènes ont comme un air de réchauffé. De surcroît, cet opus est tellement court (que 162 pages !), que l'on a l'impression d'être rationné. Vivement l'année prochaine que l'on soit rassasié. En attendant, n'oubliez pas de méditer sur la morale de cette histoire, La personne qui aime est toujours la plus forte. Voilà, c'est dit.

Belle lecture !

mardi 23 octobre 2018

Mon avis sur "Les fantômes du vieux pays" de Nathan Hill

Les fantômes du vieux pays, premier roman de Nathan Hill a nécessité plus de dix ans d'écriture. Encensé par la critique Outre-Atlantique, il a remporté le L.A. Times Book prize for first fiction. Publié dans trente pays à travers le monde, ce sont les Éditions Gallimard qui ont acquis les droits pour la France. Les fantômes du vieux pays est maintenant disponible au format poche chez Folio.

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public par une femme de soixante et un ans qui devient une sensation médiatique. Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, reconnaît alors à la télévision sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme promet un livre révélation sur cette mère dont il ne sait presque rien et se lance ainsi dans la reconstitution minutieuse de sa vie, à la découverte des secrets qui hantent sa famille depuis des décennies.

Les fantômes du vieux pays a été reçu comme étant le grand roman américain des deux dernières décennies. Son auteur, Nathan Hill est même comparé à John Irving ou Charles Dickens, rien de moins. Pour un premier roman c'est particulièrement flatteur. Quoi qu'il en soit, je dois bien l'avouer, j'ai eu un mal fou à venir à bout des 953 pages que compte ce roman fleuve. Si incontestablement, Nathan Hill sait écrire, manier l'humour, il ne connaît pas la concision. Certes, Les fantômes du vieux pays couvre la période allant des émeutes de Chicago en 1968 au New York post 11 Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, mais, que c'est long ! 

En outre, Nathan Hill a pris un malin plaisir à introduire pléthore de personnages secondaires. Ils abondent alors même qu'ils apportent peu à l'intrigue. Ils permettent surtout à l'auteur des allées et venues dans le temps, d'aborder multitude de thèmes et de porter un regard critique sur la société américaine. Bien que parfaitement documenté, l'ambiance des différentes époques bien restituée, Les fantômes du vieux pays est un roman trop.... Trop long. Trop de personnages. Trop d'histoires secondaires. Trop de descriptions. Trop de digressions. Trop de trop. Et surtout trop peu d'information sur le personnage central du livre, la mère de Samuel. C'est donc avec une certaine satisfaction que j'ai tourné la dernière page de ce gargantuesque roman dont l'immense succès demeurera pour moi un mystère.

Belle lecture !