dimanche 8 mai 2016

Mon avis sur "Passent les heures" de Justin Gakuto Go

Dans la série, Prix du meilleur roman 2016 organisé par les Éditions Points, je poursuis mon périple lecture avec Passent les heures, le premier roman de Justin Gakuto Go, un jeune auteur né à Los Angeles d'une mère américaine et d'un père japonais. Il a vécu à Londres, Paris, Tokyo, New York et Berlin, villes qu'il connaît bien.

Tristan vient de terminer ses études et d'obtenir son diplôme à San Francisco lorsqu'il reçoit une lettre par coursier. En palpant l'enveloppe il sait que le papier est beau et le courrier important. Il provient d'un Cabinet d’avocats londonien qu'il doit impérativement contacter. Tristan apprend qu'il pourrait être l’héritier de l’immense fortune d’Ashley Walsingham, alpiniste disparu en 1924 en tentant de conquérir l'Everest. Pour toucher le gros lot, Tristan n’a que sept semaines pour prouver qu'il est bien son descendant, à défaut l'héritage reviendra à L’État. Repoussant son entrée dans la vie active, Tristan se rendra à Londres et tentera de relever le challenge. Débute alors une course contre la montre semée de fausses pistes, à travers toute l’Europe, sur les traces d’Ashley et de l’amour de sa vie, Imogen. Tristan va reconstituer le puzzle de son histoire grâce à la correspondance que les amants ont entretenu. Des tranchées de Picardie au Berlin des années vingt, des sommets de l'Himalaya aux fjords d'Islande, il découvre peu à peu leur fulgurante passion, prise dans les tourments de la première guerre mondiale. Obsédé par les amants tragiques, Tristan parcourt l'Europe et prend conscience du véritable enjeu de cette quête...

Alternant les chapitres Justin Gakuto Go nous fait vivre à la fois le périple de Tristan et l'histoire d'Ashley et d'Imogen. Il nous embarque à la conquête des sommets, nous traîne dans les tranchées, nous raconte les conditions de vie des soldats durant la première guerre mondiale, l'honneur d'une famille sali par la benjamine, les choix à faire, l'éloignement pour cacher ce qui était alors l’innommable. Passent les heures alterne habilement passé et présent pour tendre vers une même quête. Dès le départ, l'auteur sait éveiller notre curiosité, on se laisse facilement embarqué et nous tournons les pages avec plaisir. Mais malheureusement les longueurs du récit essoufflent le lecteur. Le rythme ralentit. Dommage, c'était bien parti...

Bonne lecture !