vendredi 3 avril 2015

Mon avis sur "Un avion sans elle" de Michel Bussi


Lyse-Rose ou Émilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapée d'un crash d'avion, une fillette de trois mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée « Libellule ». 
Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. 
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, la jeune femme va dénouer les fils de sa propre histoire jusqu'à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?


Tristement d'actualité, l'auteur traite d'un crash d'avion. Un seul rescapé, un bébé de trois mois. Oui mais voilà qu'est-ce qui ressemble plus à un bébé de trois mois, si ce n'est un autre bébé de trois mois ? Toute l'intrigue reposera sur l'identité de ce bébé que deux familles une richissime, l'autre pas, revendiqueront.
Evidemment en 1980 (année du crash), on ne recourrait pas aux tests ADN, alors c'est avec son intime conviction que la justice tranchera. Et si Lylie n'était pas celle que l'on croyait ?

Au vu des critiques dithyrambiques lues ça et là, je me suis laissée tenter par ce thriller quand je suis tombée dessus à la bibliothèque. Le titre me plaisait et m'a inévitablement fait penser à l'excellent Charlélie Couture. C'est donc en fredonnant cette chanson que j'en commençais la lecture. J'ai failli ne jamais le terminer. 
L'écriture n'a rien d'extraordinaire. Le livre manque de rythme, il y a beaucoup de longueurs, pas de sensibilité particulière, on ne s'attache pas aux personnages qui restent froids. La fin est certes inattendue, mais cela ne suffit pas, c'est décevant.
Bref, j'avoue ne comprendre cet engouement. J'ai été déçue, j’oublierai ce livre très rapidement. Je l'ai déjà oublié.

Bon pour finir, vous prendrez bien un petit air de Charlélie Couture ? Car lui on ne l'oublie pas...
Comme un avion sans aile,
j'ai chanté toute la nuit,
j'ai chanté pour celle,
qui m'a pas cru toute la nuit


Même si j'peux pas m'envoler,
j'irai jusqu'au bout,
oh oui, je veux jouer
même sans les atouts.
...
Ecoute la voix du vent
qui glisse, glisse sous la porte,
écoute on va changer de lit, changer d'amour
changer de vie, changer de jour

...
Oh libellule,
toi, t'as les ailes fragiles,
moi, moi j'ai la carlingue froissée
(p 447 & 448)

Bonne lecture !