mardi 4 juillet 2017

Mon avis sur "La tresse" de Laetitia Colombani

S'il y a bien une auteure qui n'a aucun cheveu blanc à se faire, c'est bien Laetitia Colombani. A peine sorti, son premier roman est déjà primé. Et oui, La tresse a reçu le 40e Prix Relay des Voyageurs Lecteurs. Il faut dire que l'auteure nous brosse trois jolis portraits de femmes.

La tresse ce n'est pas qu'une histoire de cheveux qui s'entremêlent, c'est bien plus que cela. C'est l'évocation de  trois femmes qui vivent sur trois continents différents mais qui partagent le même combat, celui de la liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête du Cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.


A travers ces trois portraits de femmes, Laetitia Colombani parvient avec subtilité à nous interpeller sur la condition de la femme dans le monde d'aujourd'hui. Mènent-elles les mêmes combats, ont-elles les mêmes espoirs quel que soit l'endroit où elles vivent, quelle que soit leur culture, leur milieu social ? C’est bien le courage qui unit les trois héroïnes de La tresse. Ces femmes ne veulent pas subir leur destin. Dès lors, elles vont se battre pour défendre leur liberté, pour lutter contre les traditions,  les discriminations, les injustices. C'est une simple tresse de cheveux qui parcourra  les continents pour unir le destin de ces trois femmes. Ces cheveux symbole de féminité mais aussi de divinité, ces cheveux que l'on sacrifie dans l'espoir de voir ses vœux les plus chers se réaliser.

Laetita Colombani n'a pas écrit un roman féministe, mais un roman sur la condition féminine. Elle nous sensibilise, s'il en était besoin, à l'universalité des combats menés par les femmes.  La construction de son récit est subtilement audacieuse, sa plume agréable, les courts chapitres se croisent, s'enlacent à l'instar des trois mèches qui forment La tresse pour, au bout du compte, se lier entre elles.
Inutile de vouloir couper les cheveux en quatre, La tresse, est un roman à découvrir y compris par les chauves et les barbus !

Belle lecture et pour ma part, j'adresse tous mes remerciements à NetGalley ainsi qu'aux Éditions Grasset, merci de votre confiance !