lundi 17 avril 2017

Mon avis sur "Dompteur d'anges" de Claire Favan

Je viens de terminer le petit dernier de Claire Favan, Dompteur d'anges. Une fois de plus, l'auteure m'a complètement embarquée dans son univers noir et glaçant. Claire Favan nous emporte tellement que j'en viens à douter... Et si elle n'était pas cette mère de famille lambda qui se contente d'écrire sur son temps libre, si elle était une serial killer, un être machiavélique qui nous manipule à l'instar de ses personnages ?
 
Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est enfin reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout. Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature...
 
Une fois de plus, Claire Favan nous livre un thriller psychologique magistralement maîtrisé. Elle va nous démontrer comment un gentil garçon accusé à tort du meurtre du seul ami qu'il avait, va être confronté à la violence du milieu carcéral. Comment du statut de coupable, il arborera doublement celui de victime. Victime d'une erreur judiciaire puis victime de ses codétenus. Du statut de victime à celui de coupable, il n'y a qu'un pas. Un pas qu'il est possible de franchir indirectement, notamment en mettant en place un plan machiavélique pour se venger de toutes ces injustices subies. Une soif de vengeance qui sera étanchée grâce à des anges, des petits anges qui deviendront démoniaques.
 
Dompteur d'anges ne se lit pas, il se dévore. Il est complètement addictif parce qu'avant tout psychologique. L'auteure parvient même à brouiller nos repères. Loin de tout manichéisme, la frontière entre le bien et le mal fluctue au gré des pages. L'écriture est vive et aussi percutante qu'un uppercut. Les chapitres sont courts, rythmés, le tout est organisé en trois parties bien construites. Tout est réuni pour qu'une fois commencé, il devienne impossible de lâcher Dompteur d'anges. Un conseil, ne résistez pas !
 
Bonne lecture !