vendredi 13 février 2015

Mon avis sur "Les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

Noël dernier, sur les conseils d'une amie, je découvrais, l'auteure Agnès Martin-Lugand. Ce fut pour moi une jolie découverte (cf.mon post du 28 déc-14 sur son 2d roman)

Ayant commencé par son second roman, forcément, il me fallait lire son premier : " Les gens heureux lisent et boivent du café ".

C'est chose faite, et encore une fois je n'ai pas été déçue.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, quelques mots de l'auteure et de son parcours.
Psychologue clinicienne, Agnès Martin-Lugand avait un rêve, devenir écrivain. Elle écrit son premier roman et l'envoie à plusieurs maisons d'édition.  Essuyant leurs refus, elle se tourne vers le format ebook et décide de publier son livre sur la plateforme Kindle. Elle est très vite repérée par les blogeurs littéraires. Face à cet engouement, les éditions Michel Lafon la contactent. Son livre sera finalement publié chez eux. Une jolie histoire, tout comme celle qui est couchée sur le papier.

Une couverture évocatrice qui attire. Un titre qui attise la curiosité. Il n'y a plus qu'à ouvrir le livre et me voici partie en chahutant dans l'escalier...

"Ils étaient partis en chahutant. J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux. " 
Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément, douloureusement, inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. Afin d'échapper à son entourage qui l'enjoint à reprendre pied, elle décide de s'exiler en Irlande, seule. Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle, finit par vous rattraper... 

Au vu du résumé, on peine  à imaginer que ce roman soit un véritable hymne à la vie ! Et pourtant...
L'auteure nous fait passer du rire aux larmes en quelques phrases. En tant que psychologue, elle traite de la résilience et manie la palette des émotions humaines avec brio.
Elle décrit avec justesse les différents états d'âme de Diane, son obstination à vivre dans le passé, puis enfin sa quête d'une vie nouvelle, la recherche d'une insouciance nouvelle, d'une possibilité de se laisser à nouveau porter par le flot de l'existence. 
 
Tantôt triste, tantôt joyeux, ce livre se lit d'une traite. On a beau en ralentir la lecture, à un moment la 187ème page arrive (et oui, il est court, trop court !) et c'est avec  regret qu'il faut se résoudre à le fermer. Mais ô bonheur, j'ai appris qu'une suite était en préparation.

Alors, heureuse ?
Je lis, je bois du café et suis heureuse... 
Et vous, envie de l'être ?

Bonne lecture !